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mardi 24 août 2010

Réintroduction dans le Vercors

Bonjour à tous !
Avant d'entrer dans le vif du sujet, une petite explication s'impose. Je n'ai pas pu publier de nouveaux post avant aujourd'hui pour plusieurs raisons :
- internet ne marche plus chez moi (encore.....)- je n'avais plus de photos à publier (et oui le manque de temps pour les sorties...)
- et enfin car je suis en pleine bibliographie pour mon rapport sur la Chevêchette (Passerinum glaucidium).
D'ailleurs en parlant de Chevêchettes....mon suivi est terminé depuis la semaine dernière. Les émetteurs permettant de suivre les mouvements du jeune (car le deuxième avait déjà perdu son équipement il y a 3 semaines environs) et de la femelle sont en fin de vie. Ils n'émettent qu'à faible fréquence et plus que par intermittence....le suivi n'est donc plus possible. Heureusement, la LPO, l'ONF et la réserve remettent ça l'année prochaine et je serai de la partie !
Maintenant, place au sujet principal de ce post.

Vous en avez peut-être entendu parler, en juin dernier, une réintroduction avait lieu dans le Parc régional du Vercors. Et pas n'importe quelle espèce en profitait, il s'agissait du mythique Gypaète barbu (Gypaetus barbatus) !
3 jeunes âgés de 3 mois furent déposés dans une aire ar
tificielle et nourrit (sans aucun contact avec l'homme) pendant 1 mois.
J'ai pu prendre ces photos durant le week-end avec un garde du parc. Le site de lâché se situe dans le cirque d'Archiane dans le sud du Vercors (en Drôme). Grâce à cette réintroduction, le Diois (nom du massif) devient l'un des rares lieu européen où il est possible d'observer les 4 espèces de vautour : le moine, le fauve, le percnoptère et le gypaète.
(voici un Vautour fauve en vol)
Les gypaètes ont maintenant environs 2 mois et se sont déjà envolés depuis un petit moment. Mais malgré tout, ils reviennent très régulièrement sur le site de lâché pour se reposer.
Le Gypaète barbu est un rapace philopatrique, c'est à dire qu'il est très fidèle à son lieu de naissance ou de lâcher...espérons ainsi qu'une petit population se crée sur le Vercors...
Seul les Pyrénées accueillent une population stable, avec 130 couples en 2009 alors que dans les Alpes le nombre de reproducteurs est encore très faible et l'espèce toujours menacée d'extinction.Un pont aérien est en création entre les Alpes et les Pyrénées afin de favoriser les brassages génétiques. Pour rallier ces deux lieux, des lâchers sont programmées dans le Vercors et les Grands Causses
Les réintroductions devraient se poursuivre jusqu'en 2015 dans le Diois...Espérons que ce programme portera ces fruits !
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dimanche 8 août 2010

Les Hauts Plateaux du Vercors (suite)

Bonjour ami(e)s lecteurs !
Ce post arrive un peu plus tard que prévu, et pour cause ! Je passe de plus en plus de temps dans le Vercors car j'ai perdu la trace de la femelle et du jeune Chevêchette que je suivais...
Ce week-end, je passerai voir vos blogs respectifs, c'est promis !

Pour commencer, un peu de végétal avec une orchidée que je n'avais encore jamais observé. Il s'agit de l'Epipactis pourpre noirâtre. Haute de 20 à 60 cm, son odeur vanillée est très agréable.
Sa floraison s'étend de mai à juillet dans des biotopes très variés (pleine lumière à mi-ombre, du niveau de la mer à 2000m...). En France, il s'agit d'une espèce protégée en Basse-Normandie, dans le Centre, la Haute-Normandie, en Poitou Charente et dans les Pays de la Loire.
Les variations de couleur des fleurs sont assez rares.
Voici un Lys très présent mais hélas en fin de floraison. J'aurai voulu le photographier avant mais je n'avais jamais le bon objectif ! Je vous présente donc le Lys martagon.
Les papillons sont également nombreux sur les Hauts-Plateaux avec notamment le superbe Paon du jour. Je n'avais encore jamais pu l'observer en plaine, et c'est avec plaisir que j'ai pu le trouver à 1500 m d'altitude.
Ce papillon est très répandu partout en France et sa chenille est particulièrement facile à trouver : elle affectionne les orties sur lesquels sa couleur noire ressort bien !

Mais place maintenant à la star des papillon. Ce que le Gypaète barbu est au rapace, et le Sabot de Vénus aux orchidées....je vous présente l'Apollon ! En France, il n'est présent que dans les Alpes et les Pyrénées, de mai à août en une seule génération.
On trouve ce grand papillon (dont les ailes ont une longueur de 35 à 42 mm) dans les prés humides, et les bords de torrent, des étages subalpins/alpins. Il est surtout présent entre 1800 et 2200 m d'altitude.
L'un des prédateurs les plus fréquent de ces beaux papillon est sans doute l'araignée. Voici la belle vorace en photo...Il s'agit de l'Epeire des bois (merci Chantal74 !)
(pas de meilleures photos...désolée !)
Et voici une photo de son bel abdomen. Ses motifs sont vraiment superbes.
Le Circaète Jean-le-Blanc est très présent sur la réserve. Planant haut dans les airs, puis se posant à la cime d'un épicéa pour repartir au raz du sol.
Voici une petite séquence reconstituée sur ce superbe rapace.
Il arrive :
Se pose :
Puis repart :
Pour terminer, voici le milieu dans lequel évolue le Circaète, du moins pour la zone des Hauts Plateaux.
(cliquez pour agrandir ce panorama)
Et je vous présente le Grand Veymont. Culminant à plus de 2 000m je ne suis encore montée au sommet....mais c'est à venir !

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Les Hauts Plateaux du Vercors

Bonjour à tous,
aujourd'hui, je vous propose quelques photos glanées au fils de mes sorties à la recherche des Chevêchettes. Le réserve des Hauts Plateaux se caractérise par son relief karstique et l'absence d'eau. On y trouve la plus vaste forêt de Pins à crochets des Préalpes calcaires. Mais la grande majorité des forêts sont tout de même constituées d'épicéas.
Durant ma recherche des petites chouettes, j'ai pu faire quelques photos du milieu qu'elles affectionnent. Il est constitué d'une vielle forêt avec de nombreuses loges de pic et de petites clairières. Voici quelques exemples :
Comme je vous l'avais dit précédemment, les Chevêchettes nichent dans les cavités de Pic épeiches abandonnées. Voici la photo de l'entrée du nid qu'à utilisé la famille que je suis en ce moment :
Je vous propose maintenant quelques nouvelles des Chevêchettes.
Comme vous le savez, la femelle et 2 de ses jeunes avaient été équipés d'émetteurs (permettant le suivi). L'un des jeunes (JB) a déjà perdu le sien ! Il ne me reste donc qu'à suivre les deux individus restant.

La femelle reste à proximité du nid mais elle chasse durant de longues heures... Elle est donc toujours en mouvement. Ainsi, depuis plus d'une semaine j'ai pu détecter sa présence mais je ne l'ai pas encore vu...

Pour ce qui est de son jeune (JA) il est lui à la recherche d'un nouveau territoire. Il y a une semaine, je l'avais localisé loin du nid, à plus de 700m et depuis plus de nouvelles....Il est partit loin... Mais demain, opération à grande échelle dans le réserve (avec l'aide des gardes, de la LPO et de l'INRA) pour retrouver cette Chevêchette !

En attendant, voici quelques photos prisent quand je pouvais encore les voir, il y a une semaine :
Un brin de toilette à présent ! Et oui la propreté est très importante, surtout quand on mange des campagnols bien saignant^^
Et après on peut recommencer à se salir !
J'ai pu approcher Pistache d'assez près, ce qui a donné lieu à ce portrait. Sympa non ?
D'ailleurs, dans la série des portraits, il y a également cette photo :
Et pour finir, rien ne vaut la Chevêchette dans une ambiance crépusculaire :
Dans la semaine, je publierai un second post, toujours sur la réserve des Hauts Plateaux. En effet un billet n'est pas suffisant pour parler du Circaète, de l'Apollon....mais j'en ai déjà trop dit !
A bientôt !
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mercredi 28 juillet 2010

Sortie aux guêpiers (suite)

Bonjour à tous,
comme convenu, voici la suite de ma sortie aux Guêpiers d'Europe. Y étant allée le matin (de 7h30 à 10h), les observations intéressantes ce sont succédées ! Tout d'abord, un autre oiseau, bien différent des guêpiers : la Bergeronnette grise.
Il y a apparemment eu une nichée à proximité durant le printemps, et c'est ainsi que j'ai pu photographier ce juvénile. A noter qu'il était sur la même branche que 3 guêpiers, il n'y a eu aucune altercation.
Pour continuer dans les "petits" oiseaux, voici un Rougequeue noir femelle passant à proximité des nids de guêpiers. Toujours aucun problème. Il me semble que dans les environs proches, une nichée de rougequeues à également vue le jour !
Mais ne croyez pas que je n'ai vu que des oiseaux ! Par chance, j'avais pris sur moi mon objectif macro (f/105) et j'ai pu tirer le portrait à ce très beau phasme. Je n'en avais encore jamais vu !

Son corps d'allumettes est impressionnants ! Cet insecte a des déplacements très lents, il est loin de partir en un éclair lors d'une séance photos improvisée !Un autre insecte maintenant, tout aussi intéressant. Il s'agit d'une Empuse au stade juvénile, on l'a nomme donc Diablotin. Merci à Lucie, Christophe, Bruno, Noushka pour la détermination !
On ne dirait peut-être pas comme ça mais cette mante mesurait 3cm de hauteur maximum !
Le mimétisme avec son environnement est impressionnant !
Et voici une jeune mante, sa taille d'environ 1cm la rendait difficile à photographier. D'après Lucie, il s'agirait de la Mante décolorée (Ameles spallanziana) :
La séance photo autour de cet insecte fût moins reposante qu'avec le phasme. En effet, cette mante sautait dés qu'elle se sentait menacée, à la manière d'une araignée sauteuse !

Et enfin, pour finir ce post, je vous propose un oiseau mythique, du moins pour moi ! J'ai nommé la Huppe fasciée. Des années que je lui cours après, que je l'observe sans jamais pouvoir la photographier !!
Et bien durant cette sortie aux guêpiers, la huppe a décidé de me rendre visite. Elle s'est posée quelques (courte) minutes au pied de la falaise, cherchant de quoi se mettre sous le bec.
Pas évident à photographier, j'étais placée en haut de la falaise !
Et puis la Huppe repart bien trop vite à mon goût !! Si vous voulez observer cet oiseau, vous n'avez que jusqu'à octobre au maximum !
Et voilà pour cette sortie bien remplie !! Cela prouve (s'il y avait besoin) que les escapades matinales sont bien souvent les meilleures en terme d'observations !

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lundi 26 juillet 2010

Sortie aux guêpiers

Le week-end dernier, je me suis rendue sur le territoire d'une colonie de 20-30 Guêpiers d'Europe, de 7h30 à 10h du matin. La dernière fois que j'y étais allée, il y avait quelques nourrissages (les femelles couvaient encore) et la colonie étais relativement active. Mais ce week-end, je fus frappée par une incroyable frénésie ! Un énorme changement avait eu lieu : l'éclosion des œufs ! Les adultes volaient dans tous les sens, avec chacun une proie dans le bec !
Jusqu'à 9h du matin, les proies amenées étaient surtout des bourdons, 1 ou 2 cordulégastres et quelques rares frelons...
(avec un frelon)

(avec un bourdon)

(avec un cordulégastre)

Puis de 9h à 10h du matin, les proies se diversifient de plus en plus. Beaucoup de libellules, des cigales, des bourdons, des guêpes, des scarabées, des Abeilles charpentières... A vrai dire, plus on avance dans la matinée, plus les proies sont ciblées : cigales à 40% et libellules à 55% environ.
(avec une aeschne)
(avec une cigale)

(avec un sympétrum)

J'ai essayé de faire quelques photos lorsque les adultes sortent ou entrent dans le nid. Lorsqu'ils arrivent, plutôt facile à photographier. On peut voir leur bec chargé de nourriture pour les oisillons :
(avec une cigale)

(avec une cigale également)

Par contre les photographier lorsqu'ils sortent de la cavité est une autre histoire Tout d'abord certain sortent la tête la première et d'autres à l'envers (selon s'ils ont la place de se retourner ou pas dans leur tunnel. En voici un sortant "normalement" :
Et en voici un autre sortant "bizarrement" :
Mais pour les photographier en s'envolant...pas évident du tout ! Ils se laissent tomber dans le vide, et d'un coup se propulsent dans les airs jusqu'à arriver assez haut pour avoir un vol plané. Seul problème, pour faire une photo au moment où ils se jettent dans le vide il faut arriver à faire la mise au point sur eux...Et pas moyen d'y arriver tant l'action est rapide !
Dans le prochain post, je vous propose la suite de cette sortie. En effet, j'aurai eu la chance d'observer d'autres oiseaux et insectes....
Je suis réellement désolée de ne pas passer plus souvent sur vos blogs respectifs. Comme vous le savez, le temps me manque cruellement en ce moment... Mais promis je vais faire un effort !
De plus, et pour revenir aux Guêpiers d'Europe, je suis entrain de faire une petite étude (à titre personnel cette fois) sur eux. Je fais un comptage des proies qu'ils amènent à leurs jeunes durant la période d'élevage. Cela mènera à des statistiques et des graphiques que je publierai sur mon site web.

Merci de me suivre dans mes aventures ! Je pars dans quelques heures pour retrouver "mes" Chevêchettes. Je serai de retour à la fin de la semaine alors je vous dis à bientôt !

Quelques rapides nouvelles des Chevêchettes :
- les jeunes s'éloignent de plus en plus du nid (vendredi dernier, ils étaient à 400m de celui-ci) mais ils restent encore groupés.

- la femelle, part très loin....si loin que vendredi je ne suis pas arrivée à la trouver à l'antenne ! Elle s'éloigne ainsi pour muer et retourner à sa vie solitaire.

- mais qui nourrit les jeunes ? En effet ces-derniers ne sont pas encore capables de chasser alors qui leur apportent les proies ? Le mâle, la femelle ?

Aventure à suivre !!

PS : excusez la mise en page ratée de ce post mais depuis bientôt 2h je suis entrain de me battre avec blogger !!! Impossible de lui faire faire ce que je veux pour les polices de caractères....

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